LE REVE DE MARIANNE
LE REVE DE MARIANNE : LES ZURBAINS ET L'AMOUR
Entre les Zurbains et le Foyer Rural, c'est une histoire d'amour qui dure puisque c'était la 4ème fois que la compagnie doloise investissait la salle La Barroise.
Notre scène, démontable et modulable, nous permet d'offrir aux artistes les meilleures conditions pour s'exprimer. Nous avons innové en installant la configuration maximale côté fenêtres.
Il fallait bien ça pour les 16 comédiens, leurs décors et leurs coulisses.
Et c'est justement d'amour dont il était question avec "Le Rêve de Marianne". Mais chez les Zurbains, pas de bluette sentimentale : l'amour n'est pas un long fleuve tranquille. La jeune et jolie Marianne l'apprendra à ses dépens, elle que son père veut marier contre son gré.
Le promis est Oscar, jeune homme un peu fat, qui travaille à la boucherie.
Le père est un personnage un peu fantasque et tonitruant.
Dès le début, on voit bien que l'affaire est mal engagée. Marianne n'est pas enthousiaste. Les fiançailles donnent lieu à une scène de groupe remarquable de dynamisme. On s'y croirait. Toute la famille est là, les plaisanteries fusent, le champagne coule à flot, les enfants s'amusent et on ne bouge pas pour la photo.
Mais Marianne fait la rencontre d'un bellâtre séducteur et tout bascule.
Dans cette comédie d'un seul tenant où l'on rit beaucoup, on retrouve les constantes qui font l'ADN des Zurbains : situations loufoques, personnages hauts en couleurs à la moralité parfois un peu douteuse, costumes improbables, transitions musicales assurées sur une composition originale de Claude Mairet.
Un capitaine claironnant.
Une buraliste pétulante un peu nymphomane.
Des naïades envoutantes.
Les spectateurs n'en ratent pas une miette et apprécient les attractions.
Mais le drame n'est pas loin, la faute à une grand-mère infanticide.
Sous la houlette de Chantal Mairet très inspirée, avec ce brin de démesure qui caractérise ses mises en scène, les Zurbains en grande forme, nous livrent une vision décapante des rapports hommes-femmes, nous obligeant à nous retourner sur nous-mêmes.
Le public qui remplissait la salle du Foyer Rural ne s'y est pas trompé, applaudissant longuement cette compagnie talentueuse.
Crédits photos : Thierry Mathey.